Notre histoire

Tisselday, le lieu racine

Aux confins de l'Atlas et du désert, dans la vallée d'Imini, Ahmed Agouni tisse depuis l'an 2000 une hospitalité singulière — où le voyageur entre en dialogue avec la nature, les cultures, les traditions… et le silence.

Il est des territoires d’où monte une énergie qui impose la halte. Il est des hommes dont rayonne la passion de l’accueil. Il est des lieux, à l’écart des rumeurs du monde, où il fait bon poser ses pas. À Tisselday, dans la vallée d’Imini, sur le versant sud de l’Atlas, les trois se rejoignent.

L'enfant des pierres

Tisselday est un mot amazigh. Il désignait jadis l’outil avec lequel les femmes de la vallée tendaient leur tapis entre les montants du métier à tisser. Ahmed est né de ce village. Enfant, il a arpenté les montagnes alentour et s’est laissé captiver par leurs pierres bigarrées — au point d’en faire des études de géologie.

À partir de 1994, les savoir-faire le saisissent : il façonne des instruments de musique, des meubles tendus de peau de chèvre. À Essaouira, où il ouvre un petit bazar, il rencontre Catherine. Ensemble, ils s’engagent dans un tourisme alors naissant, dans ce Sud-Est encore préservé.

En l’an 2000, il revient sur ses terres. Il bâtit, de pierre et de terre, une maison nichée sur un piton rocheux qui domine la vallée. Il l’appelle Irocha.

Aujourd’hui, la maison a l’âge de sa maturité, et l’on sent dès l’entrée la patine chaleureuse du temps. Une dizaine de chambres, une piscine, des salles où l’on se restaure — et une terrasse ouverte sur le ciel et l’Atlas, d’où l’on se sent comme un aigle prêt à s’élancer vers de vastes horizons.

Plus tard sont venus un hammam et une salle de massage. Puis une grande pièce, dans la chaleur des boiseries et des vitraux, pour la découverte culturelle, l’expression du corps, la méditation. La maison a grandi sans jamais cesser de ressembler à sa région.

L'envie d'accueillir autrement

Au fil des ans, Ahmed a vu combien les voyageurs aimaient le suivre — sur les flancs des montagnes, entre les dunes du Sahara — et l’entendre raconter l’histoire foisonnante de cette région, ses trésors naturels, les gestes de ses artisans.

Avec le temps, il a compris ce que l’on vient chercher ici. Du repos, bien sûr. Mais aussi, pour certains, quelque chose de plus : de quoi repartir différent — enrichi d’une rencontre, allégé d’un poids. C’est à ces voyageurs-là qu’il veut désormais se consacrer.

Ici, on ne loue pas une chambre : on partage une vie. Les repas se prennent en commun, les chemins se parcourent ensemble. Rien n’est standardisé, rien n’est pressé.

Ce qui nous anime

L'alphabet des vertus essentielles

Du sommet de l’Atlas aux sables du Sahara, par les vallées du Drâa, du Dadès et du Ziz et leurs oasis de palmiers, le Sud-Est dit la même chose : le temps n’est pas un rival, le peu toujours se partage. Quatre mots qu’Ahmed tient.

01

Authenticité

Le pisé, les tapis, la terre. Rien d’imité, tout vécu.

02

Hospitalité

On reçoit comme on aime être reçu : sans façon, sans calcul.

03

Nature

La montagne, l’oasis, le désert. Le paysage est la maison.

04

Partage

La table commune, les chemins guidés, le temps donné.

La suite s'écrit dehors.